À Nkok, une opération de sensibilisation et de sécurisation foncière est en cours menée par la Gabon Special Economic Zone (GSEZ), en collaboration avec l’Agence Nationale de l’Urbanisme et des Travaux Topographiques (ANUTTC).
L’objectif : rappeler aux occupants illégaux des terrains destinés à la Zone Industrielle Spéciale (ZIS) qu’ils doivent libérer immédiatement les lieux.
Ces terrains, couvrant près de 5 hectares, appartiennent à l’État et sont réservés au développement industriel stratégique du Gabon. Certains occupants, installés depuis plusieurs années, ont érigé des constructions, mais aucun ne détient de titre foncier officiel délivré par la GSEZ.
« Ce terrain relève du titre foncier de la GSEZ. Pour y être présent légalement, il faut disposer d’un titre délivré dans le cadre du morcellement officiel », a rappelé Edgard Sambouni Pambou, Chef de Bureau à l’ANUTTC, dans un entretien avec Gabon 24.
Les autorités ont prévenu que les terrains devront être libérés dans les prochains jours, afin de protéger les investissements stratégiques et garantir la sécurité foncière, un enjeu central pour la transformation industrielle du pays.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Cette opération souligne la nécessité d’un cadre foncier clair et sécurisé pour le développement économique.
Les zones économiques spéciales comme Nkok sont des leviers majeurs pour attirer les investissements, créer de l’emploi et accélérer l’industrialisation, mais leur efficacité dépend de la protection juridique des terrains.
Le cas des occupants illégaux révèle également l’importance de l’information et de l’accompagnement des populations, afin de concilier développement industriel et respect des droits des citoyens.
La réussite de ce dispositif sera un signal fort envoyé aux investisseurs nationaux et étrangers, montrant que le Gabon est déterminé à assurer la sécurité des projets industriels et la transparence dans la gestion foncière.