USTM : Le loyer des chambres étudiantes ramené à 5 000 FCFA par mois
Com dAfrik / 7 heures
3 novembre 2025
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L’une des principales préoccupations exprimées par les étudiants de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) lors des récentes « 72 heures de dialogue » avec le ministre de l’Enseignement supérieur vient de trouver une réponse favorable. Face aux difficultés financières rencontrées par de nombreux apprenants, les autorités ont décidé de revoir à la baisse le prix des chambres universitaires, désormais fixé à 5 000 FCFA par mois, contre 10 000 FCFA précédemment.
Cette revendication, inscrite parmi une liste de 19 doléances étudiantes, était jugée prioritaire par la majorité. Après des échanges entre le ministère, le rectorat et les représentants de la communauté universitaire, un consensus a été trouvé, marquant une volonté d’apaisement et de prise en compte des réalités du campus.
Pour plusieurs étudiants, cette décision représente un véritable bol d’oxygène :
« Ce nouveau tarif va aider beaucoup d’entre nous à rester logés sur le campus », témoigne un étudiant satisfait.
Cette mesure devrait ainsi contribuer à stabiliser le parcours académique de nombreux jeunes, dans un contexte où l’irrégularité des bourses et le coût de la vie constituent des obstacles majeurs.
Rappelons que le tarif avait été porté de 3 000 FCFA à 10 000 FCFA ces dernières années. Le retour à un montant plus accessible, sur instruction du président de la République, traduit la volonté de renforcer les conditions de vie et d’étude dans les établissements publics du pays.
Cette mesure apparaît comme un signal fort de soutien à la jeunesse et à la réussite académique. Elle intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat des étudiants reste fragile et où la pression socio-économique peut compromettre la poursuite des études supérieures.
Toutefois, si la réduction du loyer constitue une victoire symbolique et concrète pour les étudiants, elle soulève plusieurs enjeux :
Comment garantir durablement la qualité des infrastructures universitaires avec des coûts si bas ?
Quel mécanisme de financement permettra de compenser cette baisse de recettes pour l’université ?
Cette mesure s’accompagnera-t-elle d’autres réformes sur les bourses, la restauration et les conditions sanitaires sur les campus ?
La réussite de cette initiative dépendra de sa mise en œuvre sur le long terme et de la capacité des autorités à maintenir un équilibre entre accessibilité financière et qualité des services.
Elle rappelle, par ailleurs, l’importance du dialogue social dans la gouvernance universitaire et la place centrale de la jeunesse dans les politiques publiques actuelles du Gabon.