Com d'Afrik

Transport urbain : le Gabon prépare la fusion Sogatra–Trans’Urb avec de nouveaux bus et un système d’abonnement

Le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape dans la réforme du transport public urbain.
Un comité de réflexion a été mis en place pour piloter la fusion entre la Société gabonaise de transport (Sogatra) et Trans’Urb, deux structures jusque-là marquées par des difficultés financières et organisationnelles.

Objectif affiché : mettre fin à des années d’inefficacité dans la gestion du transport collectif, plombé par une dette colossale et un parc de véhicules vieillissant, dont une grande partie est à l’arrêt.

Parmi les principales mesures prévues :

  • La suppression de la gratuité instaurée durant la crise sanitaire ;

  • L’introduction de tickets et cartes d’abonnement pour les usagers ;

  • La mise en service de nouveaux bus ;

  • Et la création d’un système de paiement électronique visant à garantir la transparence et la pérennité financière du service.

Mais au-delà des aspects techniques, le défi humain demeure considérable : près de 300 agents se retrouvent aujourd’hui sans affectation, dans l’attente d’une réorganisation claire et équitable.

Cette fusion s’annonce donc comme un test décisif pour la capacité de l’État à rationaliser la gestion publique tout en préservant les emplois et en améliorant durablement la mobilité urbaine.

🟠 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette fusion marque une étape cruciale dans la modernisation du transport gabonais, mais elle pose aussi la question de la méthode et du rythme des réformes publiques.

Sur le papier, la création d’une entité unique, plus performante et mieux structurée, répond à une logique de rationalisation économique.
Mais dans la pratique, le succès dépendra de la capacité du gouvernement à instaurer une gouvernance claire, à impliquer les usagers et à accompagner socialement le personnel concerné.

Cette refonte pourrait devenir un modèle de relance des services publics — à condition qu’elle s’appuie sur la transparence, la responsabilité managériale et la volonté politique de rupture avec les anciennes pratiques.

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