Face à une insécurité grandissante dans le nord du pays, le gouvernement togolais sort enfin de son silence. Depuis le début de l’année, 15 attaques ont été recensées dans la région des Savanes, causant la mort de 54 civils.
Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a récemment reconnu publiquement la gravité de la menace jihadiste, une prise de parole qui marque un tournant dans la communication officielle face à une situation sécuritaire longtemps minimisée.
🧭 Le regard de Com d’Afrik
Ce changement de ton du gouvernement togolais révèle une prise de conscience tardive mais nécessaire. Le nord du Togo, longtemps perçu comme une zone tampon, devient aujourd’hui un terrain d’expansion actif des groupes armés venus du Sahel, avec des répercussions directes sur les populations civiles.
La reconnaissance du danger par les autorités est un premier pas, mais elle soulève aussi de nombreuses questions : quelle stratégie concrète pour protéger les zones rurales ? Quelle coordination avec les États voisins également sous pression ? Et surtout, quelle place pour les communautés locales dans cette lutte contre l’extrémisme violent ?
Le Togo est désormais confronté à un double défi : sécuritaire et humanitaire. Il devra faire preuve de transparence, d’anticipation et de solidarité régionale pour éviter que la région des Savanes ne devienne un nouveau foyer de conflit prolongé.