Suite aux manifestations de juin dernier au Togo, qui ont coûté la vie à sept personnes, les accusations de répression violente à l’encontre des forces de l’ordre se multiplient.
Interrogé sur le plateau de TV5MONDE, le ministre togolais des Droits de l’homme, Pacôme Adjourouvi, a tenté de répondre aux critiques, défendant l’action du gouvernement et appelant à une lecture « contextuelle » des événements.
🧭 Le regard de Com d’Afrik
Ce nouvel épisode souligne les fragilités démocratiques persistantes dans certains États africains, où l’expression citoyenne se heurte encore trop souvent à une réponse sécuritaire brutale.
Au-delà des discours officiels, la mort de sept manifestants interroge sur la place réelle des droits de l’homme dans les mécanismes de gouvernance togolaise.
La communication gouvernementale, bien que présente, ne semble pas suffire à apaiser les doutes, notamment en l’absence d’enquêtes indépendantes et transparentes.
Dans un contexte sous-régional marqué par des transitions politiques tendues, le cas togolais rappelle l’urgence de restaurer la confiance entre institutions et citoyens, et de garantir le droit fondamental de manifester sans risquer sa vie.