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Tanzanie : tensions extrêmes après un scrutin contesté

La Tanzanie traverse une crise politique majeure. La présidente Samia Suluhu Hassan avait insisté pour maintenir des élections sans véritable opposition, en interdisant les manifestations et en plaçant plusieurs leaders politiques en détention.

Malgré ces restrictions, la population est descendue dans la rue, exprimant son mécontentement face à ce qu’elle perçoit comme une érosion des libertés démocratiques. À l’heure actuelle, la présidente reste introuvable et la situation dans le pays est hors de contrôle, avec des tensions sociales et sécuritaires très élevées.

📰 Le regard de Com d’Afrik

La situation en Tanzanie illustre le risque majeur de concentration du pouvoir et d’exclusion politique. Le refus de permettre une opposition légitime, associé à la répression des manifestations, alimente la défiance des citoyens envers les institutions, ce qui peut rapidement dégénérer en crise nationale.

Ce contexte montre également que la légitimité d’un gouvernement ne repose pas uniquement sur des résultats électoraux, mais sur sa capacité à garantir l’équité, la transparence et la participation citoyenne. Les autorités tanzaniennes devront trouver des solutions rapides pour rétablir l’ordre et engager un dialogue inclusif, faute de quoi le pays risque une instabilité prolongée qui pourrait avoir des répercussions économiques et sociales profondes.

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