Tanzanie : Investiture de Samia Suluhu Hassan dans un climat de tensions
Com dAfrik / 5 minutes
4 novembre 2025
0
La Tanzanie ouvre un nouveau chapitre politique.
Ce lundi 3 novembre, la cheffe de l’État, Samia Suluhu Hassan, a officiellement prêté serment à Dodoma pour un nouveau mandat.
Une cérémonie discrète, sans public, contrastant avec les investitures précédentes, traditionnellement marquées par de grands rassemblements populaires.
Cette prise de fonction intervient dans un contexte marqué par des contestations violentes autour du scrutin.
L’opposition évoque plusieurs centaines de victimes lors des troubles électoraux, tandis que des observateurs pointent des irrégularités significatives et un déficit de transparence dans le processus.
Malgré ces accusations, la présidente a réitéré son engagement en faveur de l’unité nationale et promis de poursuivre son programme de réformes économiques et sociales entamé depuis 2021.
L’investiture sous haute tension de Samia Suluhu Hassan confirme les profondes fractures politiques qui traversent la Tanzanie.
Si la dirigeante poursuit son ambition de moderniser l’économie et de renforcer les institutions, les préoccupations liées à la démocratie, à la transparence électorale et aux libertés civiles restent au cœur du débat national.
La fermeture de la cérémonie au public peut être perçue comme un choix stratégique pour réduire les risques de confrontation, mais elle soulève également des interrogations sur l’espace accordé à la participation citoyenne et à la liberté d’expression.
À court terme, la capacité du gouvernement à apaiser les tensions, engager un dialogue constructif avec l’opposition et offrir des garanties démocratiques sera déterminante pour la stabilité politique du pays — et pour son image sur la scène africaine et internationale.