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Tanzanie : Couvre-feu à Dar es Salaam après des tensions post-électorales

À Dar es Salaam, les autorités tanzaniennes ont imposé un couvre-feu mercredi soir, suite à des manifestations qui ont dégénéré en violences. Des centaines de citoyens protestaient contre un scrutin jugé partiellement verrouillé, alors que l’opposition a été largement marginalisée.

La présidente sortante, Samia Suluhu Hassan, âgée de 65 ans et seule candidate crédible, demeure donnée largement favorite. Plusieurs de ses principaux adversaires, dont Tundu Lissu, leader du parti d’opposition Chadema, ont été disqualifiés ou emprisonnés, suscitant inquiétude et méfiance sur la transparence du processus électoral.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette situation soulève plusieurs constats :

  • Crise de confiance politique : Les disqualifications et arrestations d’opposants affaiblissent la légitimité perçue du scrutin et fragilisent la confiance des citoyens dans les institutions.

  • Répression et contrôle : L’instauration du couvre-feu illustre la volonté de sécuriser l’ordre public, mais elle reflète aussi un climat de répression politique qui inquiète sur la liberté d’expression.

  • Impact sur la démocratie : La marginalisation de l’opposition remet en question le principe de compétition électorale et pourrait alimenter la tension sociale si les frustrations ne sont pas canalisées.

  • Signal pour la communauté internationale : La Tanzanie, historiquement perçue comme un exemple de stabilité régionale, pourrait voir sa réputation de démocratie exemplaire mise à l’épreuve.

Dans ce contexte, la vigilance citoyenne et la transparence du processus électoral sont cruciales pour éviter une escalade des tensions.

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