Le procès de Riek Machar, ex-vice-président et chef du SPLM-IO, s’ouvre ce lundi 22 septembre à Juba.
Machar comparaîtra avec sept coaccusés, dont le ministre du Pétrole Puot Kang, actuellement suspendu. Ils sont poursuivis pour les attaques de mars dernier à Nasir (Haut-Nil) qui ont provoqué la mort d’un général, de plus de 250 soldats et d’un pilote de l’ONU.
Assigné à résidence depuis ces événements, Machar fait ainsi sa première apparition publique en six mois, un moment suivi de près par la communauté internationale et les observateurs régionaux.
📌 Le regard de Com d’Afrik
L’ouverture de ce procès illustre la fragilité persistante de la stabilité au Soudan du Sud et les défis majeurs pour la consolidation de l’État de droit dans un pays encore marqué par les conflits internes.
Pour Riek Machar, l’affaire dépasse le simple cadre judiciaire : elle a également une dimension politique majeure, susceptible de redessiner les équilibres au sein du SPLM-IO et du gouvernement. La manière dont le procès sera conduit sera scrutée par la communauté internationale, qui attend des signaux de transparence, de responsabilité et de réconciliation.
Ce procès constitue donc un moment clé pour la justice et la paix au Soudan du Sud, à condition qu’il s’inscrive dans une approche équitable et crédible.