Le mercredi 9 juillet 2025, Donald Trump a accueilli à Washington les présidents du Gabon, du Sénégal, du Liberia, de la Mauritanie et de la
Le mercredi 9 juillet 2025, Donald Trump a accueilli à Washington les présidents du Gabon, du Sénégal, du Liberia, de la Mauritanie et de la Guinée-Bissau. Objectif affiché : renforcer les relations économiques à travers des accords commerciaux bilatéraux ciblés, en remplacement de l’aide internationale désormais réduite.
Lors de cette rencontre stratégique, Trump a vanté les richesses minières, énergétiques et foncières de ces pays, affirmant qu’ils représentaient « l’avenir économique du continent africain ». Il a également proposé une nouvelle dynamique de partenariat : basée sur les échanges, les investissements directs et les projets conjoints dans des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture ou encore la cybersécurité.
⚠️ Mais certains propos du président américain ont laissé place à une gêne diplomatique. Saluant « l’excellent anglais » du président libérien Joseph Boakai, Trump semblait ignorer que l’anglais est la langue officielle du Liberia depuis… 1847. Une maladresse qui n’est pas passée inaperçue.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
Ce sommet met en lumière une mutation assumée de la diplomatie américaine vis-à-vis de l’Afrique : celle du pragmatisme économique. En plaçant les ressources stratégiques africaines au cœur de ses intérêts, Donald Trump cherche à contrebalancer l’influence croissante de la Chine sur le continent tout en réaffirmant la position des États-Unis comme acteur économique clé.
Mais au-delà des intentions commerciales, ce type de rencontre soulève plusieurs interrogations :
- Les pays africains conviés ont-ils une véritable marge de négociation ?
- Ce partenariat sera-t-il réellement équitable et centré sur la valeur ajoutée locale ?
- Comment éviter que cette nouvelle diplomatie ne serve qu’à verrouiller l’accès aux matières premières sans impact réel sur le développement des territoires concernés ?
Pour que ces opportunités deviennent durables et profitables, il faudra plus qu’un cocktail protocolaire : une vision partagée, des garde-fous juridiques et surtout une volonté politique ferme des États africains à défendre leurs intérêts à long terme.
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