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SOGADA : quand l’œuf, le porc et les chips deviennent un pari “Made in Gabon” 🇬🇦

À Meyang, à 55 kilomètres de Libreville, la SOGADA d’Hervé Patrick Opiangah incarne une nouvelle vision de l’agro-industrie gabonaise. Plus qu’un élevage de poules pondeuses, le site est un véritable écosystème intégré : usine de chips, porcherie moderne, abattoir, chambre froide, plateau industriel. L’objectif est clair : sécuriser la chaîne alimentaire nationale, de la ferme au rayon.

En misant sur la transformation locale, l’entreprise innove. Son usine de chips valorise la banane, le manioc et le taro gabonais, offrant une alternative concrète aux importations. À cela s’ajoutent des chiffres ambitieux : 150 000 œufs par jour (54 millions par an) et une production porcine qui viendra renforcer l’offre locale. Avec plus de 150 emplois directs créés, SOGADA démontre que souveraineté alimentaire et emploi local peuvent aller de pair.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

L’expérience SOGADA illustre une tendance incontournable : l’avenir alimentaire du Gabon ne se construira pas dans les ports d’importation, mais dans les champs et les usines locales. Ce modèle intégré répond non seulement à un enjeu de souveraineté, mais il redéfinit aussi la place de l’agro-industrie dans le développement économique national.
À l’approche de l’interdiction d’importer du poulet de chair prévue en 2027, ce type d’initiative devient stratégique. SOGADA n’est pas qu’un projet industriel, c’est une réponse politique et sociale aux défis de demain. Le pari d’Hervé Patrick Opiangah montre que l’industrialisation, lorsqu’elle est pensée avec une vision long terme, peut devenir un levier de transformation pour tout un pays.

 

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