Le 26 août 2025, le gouvernement a examiné, en conseil interministériel à Libreville, la situation critique de SOCOBA-EDTPL, l’une des plus anciennes sociétés gabonaises de BTP.
👉 Depuis près de trois ans, l’entreprise peine à payer régulièrement ses 800 employés, avec des arriérés de salaires allant de 4 à 6 mois.
👉 En cause : des créances impayées estimées à plus de 15 milliards de FCFA par l’État, malgré les nombreux chantiers réalisés pour l’administration.
Acteur historique du secteur du bâtiment et des travaux publics, SOCOBA-EDTPL est aujourd’hui fragilisée, mettant en péril non seulement des centaines d’emplois directs et indirects, mais aussi la réalisation de projets publics structurants.
Le gouvernement a promis d’étudier des solutions de règlement et un plan de restructuration afin de préserver l’entreprise et son outil industriel.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
La crise de SOCOBA-EDTPL met en lumière un problème structurel récurrent : les retards de paiement de l’État vis-à-vis de ses prestataires.
Trois constats majeurs s’imposent :
1️⃣ Fragilité des entreprises locales : même des acteurs historiques peuvent vaciller face aux défaillances de trésorerie causées par l’État.
2️⃣ Impact social fort : 800 familles sont directement concernées par les arriérés de salaires, sans compter les sous-traitants et partenaires.
3️⃣ Risque économique : la paralysie de sociétés comme SOCOBA-EDTPL peut retarder durablement des projets routiers et sociaux cruciaux pour le pays.
Au-delà de ce cas particulier, cette affaire illustre l’urgence d’une réforme de la gestion des créances publiques pour restaurer la confiance, protéger les emplois et assurer la pérennité des entreprises nationales.