Le 26 août 2025, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté la loi n°13/2025 sur la protection des lanceurs d’alerte. Une première en Afrique francophone !
Désormais, toute personne dénonçant un acte de corruption ou de détournement bénéficie :
- d’une protection juridique renforcée,
- d’une confidentialité garantie,
- et même d’une incitation financière pouvant atteindre 10 % des fonds récupérés.
Le reste des sommes saisies sera versé dans un fonds spécial pour le développement du pays, une innovation qui lie directement la lutte contre la corruption à l’intérêt général.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette loi marque un tournant historique pour la gouvernance en Afrique francophone. Elle traduit une volonté politique claire de rompre avec l’impunité et de renforcer la transparence. L’introduction d’une incitation financière, inspirée de modèles anglo-saxons, pourrait encourager davantage de citoyens à briser l’omerta.
Toutefois, son efficacité dépendra de deux conditions majeures :
- La mise en œuvre réelle des mécanismes de protection, pour éviter les représailles contre les dénonciateurs.
- La transparence dans la gestion du fonds spécial, afin que les ressources récupérées servent effectivement au développement du Sénégal.
Si ces garde-fous sont respectés, le Sénégal pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de gouvernance en Afrique, et inspirer d’autres pays de la région.