Jeudi 27 novembre, le pétrolier Mersin, battant pavillon panaméen et lié à la Russie, a été gravement endommagé par quatre explosions externes alors qu’il se trouvait à 19 kilomètres des côtes sénégalaises. La poupe du navire de 183 mètres est à moitié submergée, et la salle des machines a été inondée.
Le navire, en provenance de Taman en Russie, transportait 39 000 tonnes de carburant. Les autorités sénégalaises ont immédiatement déclenché le plan Polmar, mobilisant remorqueurs, barrages antipollution et navires de sauvetage pour prévenir toute fuite d’hydrocarbures. La marine sénégalaise assure la sécurité de la zone.
Parmi les hypothèses envisagées figure une attaque extérieure, possiblement orchestrée par l’Ukraine, bien que l’incident reste à éclaircir. Les risques environnementaux sont considérables, et le suivi de cette situation reste crucial pour la région et le commerce maritime international.
Le regard de Com d’Afrik
Cet incident souligne la fragilité des routes maritimes africaines face aux tensions géopolitiques mondiales. Un pétrolier en Afrique de l’Ouest devient un enjeu stratégique, exposé aux conflits lointains mais aux conséquences locales immédiates. Pour le Sénégal, il s’agit aussi d’un test de gestion des crises environnementales, avec des infrastructures et procédures déjà mises à l’épreuve. Sur le plan international, cet événement montre que la guerre en Ukraine et ses ramifications touchent désormais des zones inattendues, avec des impacts économiques et écologiques potentiels pour toute la région.