Com d'Afrik

SÉNÉGAL : La liberté d’expression sous observation avec le nouveau gouvernement

Le journaliste Doudou Coulibaly a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour « offense » au Premier ministre Ousmane Sonko, après la diffusion d’une vidéo critique réalisée lors de sa visite officielle en Turquie.

Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs opposants et citoyens font face à des convocations judiciaires ou à des poursuites liées à leurs prises de parole publiques. Un climat qui alimente les inquiétudes sur un éventuel resserrement de l’espace démocratique au Sénégal.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Le Sénégal a longtemps été perçu comme un bastion démocratique en Afrique de l’Ouest, avec une tradition de pluralisme politique et médiatique. Mais cette affaire révèle une contradiction : alors même que le nouveau pouvoir promettait une gouvernance plus juste et transparente, les poursuites pour « délits d’opinion » semblent se multiplier.

Le cas de Doudou Coulibaly illustre une tendance préoccupante : l’usage de la justice comme outil de régulation du discours public. Or, restreindre la liberté de critique fragilise non seulement les médias, mais aussi la confiance des citoyens dans la promesse démocratique.

L’équilibre entre respect des institutions et liberté d’expression reste donc un enjeu central. Si le Sénégal veut préserver son image de vitrine démocratique régionale, il devra garantir que la critique, même virulente, ne soit pas assimilée à un crime.

 

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