Le 1er septembre 2025, le Sénat de la Transition, sous la présidence de Paulette Missambo, a ouvert sa deuxième session ordinaire de l’année à Libreville.
Dans un contexte marqué par les fortes attentes de la jeunesse et des territoires périphériques, cette session s’annonce cruciale : elle vise à rapprocher l’action parlementaire des réalités du terrain, notamment en matière d’emploi, d’entrepreneuriat et de développement des infrastructures.
La présidente a rappelé avec insistance que les populations rurales lancent un véritable cri d’alarme pour de meilleures conditions de vie. Le Sénat, selon elle, doit devenir un levier politique capable de transformer les intentions en solutions concrètes pour l’économie nationale.
Avec quatre mois de travaux, les sénateurs disposent d’une fenêtre décisive pour proposer des réformes structurantes qui soutiennent la jeunesse et stimulent l’économie locale. Cette session est l’occasion de renforcer la complémentarité entre le Parlement et le gouvernement dans la lutte contre le chômage et la quête d’une souveraineté économique.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
L’ouverture de cette session parlementaire met en lumière une problématique centrale : comment transformer le discours politique en actes concrets et mesurables ?
Si les annonces témoignent d’une volonté claire, l’enjeu réside dans l’exécution. Le Gabon traverse une période où la jeunesse, moteur démographique et économique, ne peut plus attendre des promesses différées. Sans une mise en œuvre rapide et efficace des réformes, le risque est grand de voir s’installer une fracture durable entre institutions et populations.
Cette session sera donc un test de crédibilité pour le Sénat de la Transition : sa capacité à conjuguer vision politique et réalisations tangibles déterminera la confiance future des citoyens envers leurs représentants.