Com d'Afrik

Secteur halieutique : tensions autour de la gestion de GAB-PÊCHE, Laurence Ndong au centre du débat

Le climat reste tendu au sein de la filière de la pêche au Gabon. Alors que plusieurs coopératives dénoncent des contrats jugés déséquilibrés, la mauvaise répartition des revenus et un déficit de transparence dans la gestion de GAB-PÊCHE, un collectif de pêcheurs a tenu à exprimer, le 7 octobre 2025 à Libreville, son soutien public à la ministre de la Pêche, Laurence Ndong.

Pour ces derniers, les accusations visant la ministre relèvent davantage de manœuvres politiques que de faits avérés, et ne sauraient occulter les efforts entrepris pour moderniser le secteur : réhabilitation des infrastructures portuaires, distribution de matériel et renforcement de la présence de l’État dans les zones de pêche.

La situation révèle désormais deux visions opposées :

  • D’un côté, des coopératives exigeant plus de transparence, la révision de contrats controversés et une nouvelle gouvernance de GAB-PÊCHE ;
  • De l’autre, des pêcheurs favorables à la ministre, saluant son implication et dénonçant une campagne de déstabilisation.

Au cœur de cette polémique, c’est la crédibilité de la réforme halieutique qui se joue, ainsi que la capacité du gouvernement à restaurer la confiance dans un secteur clé pour la sécurité alimentaire nationale et la création d’emplois côtiers.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

Cette controverse met en lumière les tensions structurelles qui traversent depuis des années le secteur de la pêche au Gabon.
Si la volonté de moderniser et professionnaliser la filière est indéniable, la gouvernance de GAB-PÊCHE illustre les défis persistants de transparence, de communication et de redevabilité au sein de certaines institutions publiques.
Le soutien d’une partie des pêcheurs à la ministre montre que les réformes entreprises ont un impact tangible, mais il révèle aussi une fracture sociale entre acteurs économiques du terrain et organes de gestion.

Pour sortir de cette impasse, une audite indépendante et une communication ouverte sur les finances et les contrats de GAB-PÊCHE apparaissent indispensables.
Plus qu’un simple désaccord administratif, cette crise interroge la vision globale du gouvernement pour un secteur stratégique, où la confiance et la transparence demeurent les véritables filets de sécurité.

 

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