Le 23 septembre 2025, lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch a réaffirmé que le plan d’autonomie proposé par le Maroc constitue la seule solution réaliste et durable pour assurer la paix et la stabilité dans le Sahara.
Présenté en 2007, ce plan bénéficie aujourd’hui d’un soutien international croissant : selon Rabat, plus de 85 % des États membres de l’ONU l’appuient, le considérant comme la base principale d’une solution politique viable consolidant la souveraineté marocaine sur la région.
📌 Le regard de Com d’Afrik
Ce réaffirmation à la tribune onusienne illustre la stratégie diplomatique offensive du Maroc, qui cherche à verrouiller son avantage sur la scène internationale. En multipliant les appuis, Rabat consolide l’idée que son plan est désormais perçu comme l’option dominante dans le débat autour du Sahara.
Cependant, cette dynamique interroge aussi sur la capacité réelle à transformer ce soutien en règlement effectif d’un conflit vieux de plusieurs décennies. La question du Sahara reste un enjeu de stabilité régionale, impliquant non seulement le Maroc, mais aussi ses voisins et l’ensemble du Maghreb.
Le défi réside donc dans la traduction diplomatique en solutions concrètes, capables de concilier souveraineté nationale et aspirations locales, tout en évitant de nouveaux foyers de tensions.