Depuis les graves incidents de mai et juin 2025, qui avaient plongé le Grand Libreville dans le noir à plusieurs reprises, les Gabonais attendent toujours des réponses claires.
Ces coupures, jugées « curieusement synchronisées » avec certains événements politiques, ont très vite été assimilées à des actes de sabotage.
🔎 Des promesses, mais toujours pas de résultats
En juin, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, avait annoncé l’ouverture d’une enquête et l’adoption de mesures fortes pour identifier les responsables.
➡️ Plus de deux mois plus tard, aucune information officielle n’a été communiquée, alimentant frustrations et spéculations dans l’opinion publique.
⚠️ Un réseau toujours vulnérable
La SEEG continue de dénoncer des actes de vandalisme sur ses installations, confirmant la fragilité du réseau. Ces attaques répétées mettent en lumière la nécessité :
- d’une sécurisation accrue des infrastructures stratégiques,
- d’une communication transparente pour rassurer les consommateurs,
- d’une réponse judiciaire ferme contre les auteurs présumés.
📌 Un précédent inquiétant
Le 11 février 2025, le CTRI avait déjà dénoncé un sabotage à la centrale thermique d’Alénakiri. Cet acte avait provoqué :
- une coupure massive d’électricité,
- une perturbation de l’approvisionnement en eau,
- et une forte indignation de la population.
À l’époque, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait ordonné l’ouverture d’une enquête. Pourtant, aucun suspect n’a été identifié ni arrêté à ce jour.
❓ Une population en attente
Alors que l’électricité reste un enjeu vital pour l’économie et le quotidien des Gabonais, l’absence de résultats alimente un climat d’incertitude.
➡️ Le gouvernement est désormais attendu au tournant : il doit rassurer, renforcer la sécurité énergétique et surtout faire la lumière sur ces sabotages afin d’éviter leur répétition.