Les présidents du Rwanda, Paul Kagame, et de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, se rendront à Washington le 4 décembre 2025 pour signer un accord de paix historique, facilité par l’ancien président américain Donald Trump.
Cet accord, initialement conclu en juin dernier mais qui n’a pas stoppé les combats dans l’est de la RDC, vise à mettre fin à plus de trois décennies de conflits armés dans cette région riche en ressources naturelles. Les violences se sont intensifiées depuis janvier avec la prise de Goma et Bukavu par le groupe armé M23, accusé d’être soutenu par Kigali.
Selon les autorités, la signature comprendra également des mesures d’intégration régionale, avec pour objectif le respect de la souveraineté congolaise, le retrait des troupes étrangères et le rétablissement de la confiance mutuelle. Malgré ces initiatives, les tensions persistent : l’armée congolaise et le M23 s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu, et des efforts supplémentaires sont nécessaires pour traduire les accords en actions concrètes sur le terrain.
Le regard de Com d’Afrik
La signature prochaine de cet accord illustre la complexité des processus de paix en Afrique centrale. Du point de vue journalistique, cet événement montre que la volonté politique seule ne suffit pas : le succès dépendra de la mise en œuvre effective des engagements, de la vérification du retrait des forces étrangères et de la restauration de la confiance entre les populations locales et les autorités.
Pour Com d’Afrik, cet accord, bien que symboliquement fort, reste un test de la capacité des dirigeants africains à transformer des ententes diplomatiques en stabilité durable. La médiation internationale, ici représentée par Donald Trump, joue un rôle de facilitateur, mais la paix durable reposera avant tout sur des mécanismes africains de contrôle, de sécurité et de coopération régionale.