Après plusieurs mois d’absence liés à des ennuis judiciaires, Hervé Patrick Opiangah (HPO) signe un retour remarqué dans le monde des affaires.
Le 15 septembre 2025, en sa qualité de Directeur Général de la Société Gabonaise de Développement Agricole (SOGADA), il a inauguré plusieurs unités agro-industrielles à Méyang, dans la commune de Ntoum.
👉 Parmi les projets phares :
- Une usine de chips ultramoderne, financée à hauteur de 800 millions FCFA,
- Une capacité de 7 000 paquets/jour,
- 50 emplois directs créés,
- Une valorisation des produits locaux : banane plantain, taro, patate et pomme de terre.
🐓 Parallèlement, la SOGADA renforce son pôle avicole avec 120 000 poules pondeuses (objectif : 150 000 début 2026) et développe 5 000 ha de maïs et soja, afin de réduire une dépendance alimentaire estimée à 75 % des importations.
🔎 Ces initiatives visent à générer 1 000 emplois directs et 600 indirects, et à faire de la SOGADA un acteur central de la souveraineté alimentaire du Gabon d’ici 2027.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Le retour de HPO à travers ce projet symbolise plus qu’un simple investissement agro-industriel : il traduit une double ambition nationale.
D’abord, celle de valoriser les ressources locales pour réduire la dépendance extérieure et renforcer la sécurité alimentaire. Ensuite, celle de créer une vraie dynamique industrielle dans un secteur dominé jusqu’ici par les importations.
Mais le pari reste délicat. Pour réussir, la SOGADA devra assurer :
- Une stabilité de l’approvisionnement local (banane, taro, maïs, soja).
- Une gestion rigoureuse des coûts de production pour rivaliser avec les produits importés.
- Une capacité à conquérir le marché national, avant d’espérer s’imposer à l’export.
En clair, l’usine de chips et les projets agricoles associés représentent une étape prometteuse, mais ils devront prouver leur durabilité pour réellement incarner la souveraineté alimentaire du Gabon.