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Report de l’introduction en bourse de BGFIBank : bourse ou private equity, quel choix pour la croissance ?

Le récent report de l’introduction en bourse du groupe BGFIBank relance un débat stratégique au sein des entreprises africaines : dans quelle mesure les marchés cotés restent-ils le meilleur vecteur pour financer la croissance, et dans quelle mesure le private equity constitue-t-il une alternative plus flexible et robuste ?

Entrer en bourse, c’est certes bénéficier d’une liquidité accrue et d’une visibilité renforcée, mais cela implique également une dilution du capital pour les actionnaires historiques et le respect strict de normes de transparence et de gouvernance. Ces contraintes peuvent peser sur les décisions stratégiques et freiner l’agilité opérationnelle des entreprises.

Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, ce report illustre une réalité incontournable : le financement des entreprises africaines ne peut plus se limiter à un modèle unique. Si la bourse offre un tremplin pour la visibilité et l’accès aux capitaux, elle exige un niveau de maturité financière et de gouvernance que toutes les sociétés ne maîtrisent pas encore.

Le private equity, en revanche, propose un cadre plus souple et adapté à la croissance progressive, permettant d’injecter des capitaux tout en accompagnant la transformation opérationnelle et stratégique. Dans le contexte africain, où la plupart des entreprises sont encore en phase de consolidation, le choix entre ces deux options doit être guidé par l’équilibre entre contrôle, flexibilité et ambitions de croissance à long terme.

Le débat reste donc ouvert : la bourse n’est pas toujours la voie royale, et l’avenir du financement des entreprises africaines passera sans doute par une combinaison judicieuse des deux approches.

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