Présenté comme « resserré » et ouvert à la société civile ainsi qu’à l’opposition, le remaniement du gouvernement Suminwa II, annoncé dans la nuit du 7 au 8 août, a rapidement suscité critiques et déception.
À la télévision nationale, le président Félix Tshisekedi a confirmé Judith Suminwa comme Première ministre et dévoilé un cabinet de 53 membres, à peine moins que les 54 du précédent gouvernement.
Malgré les promesses de changement, de nombreux ministres ont été reconduits, et l’ouverture annoncée reste limitée, laissant les observateurs et citoyens interroger sur l’ampleur réelle de la rupture politique espérée.
Le regard de Com d’Afrik
Ce remaniement illustre une tension classique entre continuité et changement dans la gouvernance politique. Si l’inclusion de quelques représentants de la société civile et de l’opposition est un signal positif, le maintien d’une majorité de ministres reconduits montre que le pouvoir reste prudent face aux équilibres politiques internes.
Pour les observateurs et investisseurs, cela pose la question de la capacité du gouvernement à traduire ses promesses de réformes en actes concrets, notamment dans la transparence, la gouvernance et la mise en œuvre des politiques publiques.