Le gouvernement congolais a annoncé la fin du moratoire permettant aux étrangers d’exercer dans le petit commerce, un secteur désormais réservé exclusivement aux nationaux.
Objectif affiché : protéger l’économie locale, stimuler l’entrepreneuriat congolais et renforcer la souveraineté économique du pays.
Considéré comme un pilier de la vie quotidienne des Congolais, le commerce de proximité doit désormais revenir entre les mains de ceux pour qui il constitue une source essentielle de revenus.
👉 « La RDC aux Congolais », déclarent les autorités, qui voient dans cette mesure une opportunité pour la jeunesse et les opérateurs économiques locaux de s’investir davantage dans le secteur.
Cette décision est perçue comme un levier de création d’emplois et une réponse à la concurrence jugée déloyale de certains commerçants étrangers.
Toutefois, si les associations de petits commerçants saluent cette initiative, des réserves pourraient émerger du côté des communautés étrangères concernées et de certains partenaires économiques. Le gouvernement assure, pour sa part, un accompagnement afin d’assurer une transition réussie.
✨ Le regard de Com d’Afrik
Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large observée en Afrique, où plusieurs pays cherchent à privilégier les nationaux dans des secteurs jugés stratégiques ou essentiels. En RDC, elle revêt une portée symbolique forte : redonner aux Congolais le contrôle de leur marché intérieur.
Cependant, la réussite de cette réforme dépendra de la capacité de l’État à soutenir efficacement les entrepreneurs locaux par un accès facilité au financement, à la formation et aux infrastructures commerciales. Sans ces mesures d’accompagnement, le risque serait de voir émerger un vide économique, difficile à combler à court terme.
À l’international, cette décision pourrait aussi être scrutée de près, certains partenaires pouvant y voir une barrière protectionniste. Le véritable enjeu sera donc de trouver l’équilibre entre souveraineté économique et attractivité pour les investisseurs étrangers.