Au premier trimestre 2025, le secteur gabonais des industries de transformation affiche des résultats encourageants.
📈 Le ciment : en hausse de +7,4% en glissement trimestriel et +4,3% en glissement annuel, soit près de 14 800 tonnes supplémentaires pour une cimenterie de 200 000 tonnes par trimestre. Ce dynamisme accompagne la relance des chantiers routiers et immobiliers, confirmant le rôle structurant du ciment dans la reprise économique nationale.
📈 Les gaz industriels : performance remarquable avec +16,1% sur le trimestre et +14,5% sur un an. Portée par la demande du secteur minier (oxygène, acétylène) et hospitalier (oxygène médical), cette croissance représente l’équivalent de 322 millions FCFA de recettes supplémentaires pour une unité facturant 2 milliards par trimestre.
Ces résultats traduisent la vitalité de filières capables de répondre aux besoins de l’économie réelle, renforçant la résilience de l’appareil productif gabonais malgré les contraintes logistiques.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ces performances du ciment et des gaz industriels ne sont pas de simples indicateurs conjoncturels : elles témoignent d’une reconfiguration en cours du tissu productif gabonais.
Elles soulignent :
- L’importance des infrastructures comme moteur de croissance et catalyseur d’emplois,
- Le rôle stratégique des industries de soutien (ciment, gaz industriels) dans la relance des secteurs minier, hospitalier et immobilier,
- La nécessité d’investir davantage dans la capacité de production locale, afin de réduire la dépendance aux importations et renforcer la souveraineté industrielle.
Le véritable défi sera de transformer cette dynamique sectorielle en croissance inclusive et durable, avec des retombées visibles sur l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages.