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Procès de la Young Team : retour sur une première journée historique

Ce lundi 10 novembre 2025, le Palais de justice de Libreville a accueilli le début du procès de la Young Team, ce réseau présumé responsable du pillage des deniers publics sous l’ère Bongo. Plus qu’un procès, il est perçu comme l’un des premiers actes symboliques d’une justice indépendante et transparente au Gabon.

Dès l’ouverture des audiences, la sécurité était maximale : policiers, gendarmes et forces spéciales quadrillaient les abords du tribunal. La salle comble réunissait journalistes, observateurs de la société civile et citoyens venus suivre ce moment historique.

Si plusieurs accusés ont répondu présents — Ian Ngoulou, Cyriaque Mvourandjiami, Oceni Ossa, Jessye Ella Ekogha, Jordan Kamuset et Kim Oun — l’absence remarquée de Noureddine Bongo Valentin, Sylvia Bongo Ondimba et Mohamed Ali Saliou a marqué les esprits. Les magistrats ont rappelé que ces derniers seraient jugés par contumace, conformément au code pénal gabonais.

Le procès, prévu jusqu’au 14 novembre, s’inscrit dans un contexte de lutte contre la corruption et l’impunité des élites, engagé par Brice Clotaire Oligui Nguema. Les Gabonais attendent des décisions fermes, à la hauteur des montants et des biens détournés, pour restaurer la confiance dans les institutions et assurer la restitution des fonds publics.

👁️ Le regard de Com d’Afrik

La première journée du procès de la Young Team montre à quel point la justice gabonaise est à un tournant historique.
Au-delà des personnalités mises en cause, ce procès révèle le besoin urgent de transparence et de reddition de comptes dans la gestion des finances publiques. Les absences de certains prévenus illustrent la difficulté d’appliquer le principe d’égalité devant la loi, mais le jugement par contumace rappelle que nul n’est au-dessus de la justice.

Pour Com d’Afrik, ce procès est un véritable test pour l’État gabonais : il mesure la capacité des institutions à affronter un passé marqué par l’impunité et à envoyer un message clair sur la responsabilité des élites. Dans ces quatre jours, le Gabon se joue son image nationale et internationale, et chaque audience pèse lourdement sur la crédibilité de son système judiciaire.

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