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Prélèvements parafiscaux : La dernière mise en garde d’Henri-Claude Oyima

Dans un communiqué publié le 28 août 2025, le ministre d’État en charge de l’Économie, Henri-Claude Oyima, a rappelé avec fermeté que les prélèvements parafiscaux – distincts des impôts et taxes de l’État – doivent obligatoirement être institués par la Loi de finances.

Ces prélèvements, destinés à des objectifs économiques ou sociaux au profit d’organismes publics ou privés autres que l’État, doivent être versés au Trésor public contre quittance. Toute taxe ne respectant pas ce mécanisme est donc dénuée de valeur contraignante pour les entreprises.

👉 En clair, les opérateurs économiques sont en droit de refuser le paiement de prélèvements non votés par le Parlement et non retracés dans la loi de finances.

Au-delà de leur illégalité, ces pratiques fragilisent l’économie nationale :

  • elles alourdissent les charges des entreprises, réduisant leur compétitivité,
  • et elles privent l’État de ressources vitales, puisque les sommes collectées hors cadre légal échappent au Trésor public.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette mise en garde soulève trois enjeux fondamentaux :

  • La transparence fiscale : le rappel du ministre met en lumière la nécessité de renforcer la traçabilité des ressources et d’éviter toute zone grise.
  • La compétitivité économique : dans un contexte où les entreprises luttent déjà contre la hausse des coûts, les prélèvements illégitimes constituent un frein à l’investissement et à la croissance.
  • La crédibilité des finances publiques : lutter contre les pratiques parafiscales illégales est un impératif pour restaurer la confiance, tant auprès des acteurs économiques que des partenaires internationaux.

En somme, le combat contre les prélèvements parafiscaux illégaux ne relève pas seulement de la discipline budgétaire : il conditionne directement la stabilité économique et financière du Gabon.

 

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