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Pouvoir d’achat : la Centrale d’Achat du Gabon montre ses premiers résultats positifs

Créée lors du Conseil des ministres du 12 août 2025, la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) commence déjà à démontrer son efficacité.
Selon le ministre d’État, Henri-Claude Oyima, invité de l’émission Gouv’Actu le 19 octobre 2025 sur Gabon 1ère, les premières opérations de cette structure ont permis de réduire les coûts d’achat de 30 à 50 % sur plusieurs produits stratégiques, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture.

Conçue pour rationaliser les dépenses publiques et centraliser les commandes de l’État, la CEAG vise à mettre fin à la dispersion des marchés publics, aux coûts surfacturés et aux duplicata administratifs.
En regroupant les besoins des administrations, des collectivités locales et des établissements publics, elle renforce le pouvoir de négociation du Gabon auprès des fournisseurs, tant locaux qu’internationaux.

Les premières économies réalisées — évaluées à plusieurs milliards de francs CFA — concernent déjà les achats de médicaments, de fournitures scolaires et d’engrais. Ces fonds, selon le ministre d’État, seront réinvestis dans les projets de développement prioritaires et dans le renforcement des stocks stratégiques nationaux.

Pour rappel, la CEAG est une société d’économie mixte, détenue à 37 % par l’État et à 63 % par des opérateurs privés du secteur de la distribution, placée sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances.
Sa mission : acquérir, stocker, transporter et distribuer les produits essentiels tels que les denrées alimentaires, les matériaux de construction et les intrants agricoles.

📰 Le regard de Com d’Afrik

L’annonce des premiers résultats de la CEAG marque un tournant dans la gestion économique gabonaise.
Pour Com d’Afrik, cette initiative illustre une volonté politique de rupture avec les pratiques anciennes caractérisées par la fragmentation des marchés publics et les surcoûts liés à la multiplicité des intermédiaires.

Cependant, au-delà de ces premiers chiffres encourageants, plusieurs défis demeurent :
➡️ la pérennité de ces gains dépendra de la transparence dans la passation des marchés et du contrôle rigoureux des processus d’achat ;
➡️ la capacité logistique de la CEAG à approvisionner efficacement l’ensemble du territoire ;
➡️ et surtout, l’impact réel sur le panier du consommateur gabonais, principal indicateur du succès de la lutte contre la vie chère.

En d’autres termes, si la CEAG veut tenir sa promesse d’un Gabon plus équitable et économiquement souverain, elle devra allier efficacité administrative, traçabilité financière et proximité avec les besoins du citoyen.
Les premiers effets sont visibles, mais le véritable test sera celui de la durabilité et de l’équité d’accès.

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