En l’espace de quelques jours, plusieurs pays occidentaux ont franchi un pas longtemps attendu : le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et le Portugal ont annoncé la reconnaissance officielle de l’État de Palestine.
Le lendemain, la France s’est jointe au mouvement, aux côtés de partenaires européens tels que la Belgique, le Luxembourg, Malte ou encore Andorre. Paris officialisera cette décision lors d’un sommet sur la Palestine, organisé conjointement avec l’Arabie saoudite en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Pour les Palestiniens, il s’agit d’un signal politique fort, alors que l’enlisement du conflit à Gaza continue d’alimenter les inquiétudes internationales.
🔹 La position française
Emmanuel Macron défend cette reconnaissance comme un levier diplomatique, destiné à redonner une perspective à la solution à deux États et à tracer une ligne rouge face aux projets d’annexion israéliens en Cisjordanie. Paris insiste : il ne s’agit pas de « récompenser » la violence, mais de soutenir les acteurs modérés capables d’incarner une alternative politique crédible.
📌 Le regard de Com d’Afrik
Cette vague de reconnaissances constitue un tournant diplomatique majeur. Elle traduit une évolution des équilibres géopolitiques, notamment au sein d’alliés historiques d’Israël. Pour autant, cette dynamique reste largement symbolique : la reconnaissance internationale ne garantit pas, à elle seule, la mise en place effective d’un État palestinien.
Le risque est double : d’un côté, accroître les crispations régionales, Israël dénonçant une « erreur historique » assimilée à une légitimation du Hamas ; de l’autre, créer de faux espoirs pour les Palestiniens si cette reconnaissance ne s’accompagne pas d’un véritable processus de paix.
Le défi reste entier : transformer cette avancée diplomatique en une opportunité concrète de relance des négociations, dans un contexte où les fractures locales et internationales demeurent profondes.