Dans la continuité de son entretien exclusif avec L’Union, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a insisté sur l’une des mesures phares de sa gouvernance : l’obligation faite à chaque ministre de présenter un plan d’action clair, mesurable et orienté vers des résultats concrets.
Selon lui, cette exigence commence à porter ses fruits, avec des avancées significatives dans des secteurs stratégiques tels que :
- L’éducation, où la gratuité scolaire a été instaurée,
- L’énergie, avec des investissements pour moderniser le réseau électrique.
Cependant, le Chef de l’État reconnaît que des défis subsistent, notamment en matière de coordination et de rapidité dans l’exécution des projets. « Certains ministères ont brillé par leur dynamisme, tandis que d’autres doivent redoubler d’efforts », a-t-il affirmé, tout en annonçant des instructions fermes pour accélérer le rythme.
Avec un ton ferme mais mobilisateur, Oligui Nguema a rappelé que la patience du peuple gabonais ne devait pas être éprouvée par des lenteurs administratives. Sa promesse : assurer un suivi strict et personnel de l’action gouvernementale afin de garantir des résultats palpables dans le quotidien des populations.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette démarche d’évaluation traduit une volonté de rompre avec l’ère des promesses sans lendemain. Le principe de responsabilisation des ministres, à travers des plans d’action évalués et contrôlés, est un signal fort de rigueur et de transparence.
Toutefois, cette dynamique soulève deux enjeux majeurs :
- La continuité et la régularité de ces évaluations, afin qu’elles ne se limitent pas à un effet d’annonce,
- La sanction effective ou la réorientation des ministères en retard, sans quoi le dispositif risquerait de perdre en crédibilité.
En plaçant l’action au centre de son discours, Oligui Nguema crée une attente forte. La réussite de cette stratégie dépendra de sa capacité à transformer la planification en résultats visibles et tangibles pour les citoyens.