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Oligui Nguema hausse le ton : cap sur la transparence et la fin de l’impunité dans les chantiers publics

Lors du Conseil des ministres du 23 octobre 2025, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a une nouvelle fois affiché sa fermeté face aux dérives observées dans la gestion des projets publics.
Pointant du doigt les malversations financières et les retards abusifs dans l’exécution des chantiers du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), le Chef de l’État a annoncé un audit exhaustif afin d’identifier les dysfonctionnements et sanctionner les responsables.

« La main de l’État ne tremblera pas », a-t-il martelé, promettant des peines de prison ferme pour les auteurs de détournements ou de fraudes.
Cette position s’inscrit dans la logique de la Vᵉ République, où la rigueur, la transparence et la reddition des comptes deviennent des fondements essentiels de la gouvernance.

🏗️ Un audit pour restaurer la confiance et l’intégrité des finances publiques

Selon les informations communiquées, 63 milliards de FCFA ont été mobilisés, répartis à hauteur de 7 milliards par province, pour financer des projets prioritaires dans les domaines des infrastructures, de la santé, de l’éducation et de l’énergie.
Cependant, des signes de surfacturations, de retards non justifiés et d’irrégularités dans les procédures de passation ont conduit à cette décision d’audit généralisé.

L’objectif est clair : garantir la bonne utilisation des fonds publics et assurer la qualité réelle des ouvrages réalisés.
Le gouvernement veut ainsi démontrer que la tolérance zéro face à la corruption n’est pas qu’un slogan, mais une réalité institutionnelle et politique.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette annonce s’inscrit dans la continuité du discours de rigueur morale prôné par le président Oligui Nguema depuis le début de la transition.
Elle marque une étape décisive dans la lutte contre la corruption, mais également dans la reconstruction du lien de confiance entre l’État et les citoyens.

Cependant, l’efficacité réelle de cette initiative dépendra de sa mise en œuvre.
Les Gabonais attendent des actes concrets : publication des résultats d’audits, poursuites judiciaires effectives et restitution des fonds détournés.
Une justice visible et exemplaire serait non seulement un signal fort à la société, mais aussi une preuve de maturité institutionnelle de la nouvelle République.

Si cette volonté présidentielle se traduit dans les faits, elle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère de gouvernance au Gabon — celle d’un État responsable, crédible et au service de son peuple.

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