Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure fiscale d’envergure destinée à dynamiser les industries extractives. Il prévoit en effet l’exonération totale de la TVA sur les équipements et matériels importés par les acteurs des secteurs minier, pétrolier et forestier.
Pour être éligibles à ce dispositif, les importations devront être effectuées :
- soit directement par les titulaires de titres d’exploitation,
- soit par un fournisseur ou sous-traitant dûment répertorié, inscrit sur une liste validée conjointement par l’administration fiscale et l’autorité sectorielle concernée.
Cette orientation stratégique vise à alléger les charges financières des entreprises extractives et à stimuler leurs investissements, en réduisant significativement le coût d’acquisition des équipements industriels indispensables à leurs opérations.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Pour Com d’Afrik, cette décision marque un tournant important dans la politique fiscale appliquée aux secteurs extractifs. En supprimant la TVA sur les équipements industriels, l’État envoie un signal clair : attirer davantage d’investissements et renforcer la compétitivité des entreprises opérant dans des secteurs clés de l’économie nationale.
Cependant, cette mesure met aussi en lumière un enjeu de gouvernance. L’obligation pour les fournisseurs et sous-traitants d’être inscrits sur une liste officielle exigera une gestion rigoureuse, afin d’éviter les dérives, les favoritismes ou les pratiques opaques qui pourraient détourner l’esprit de cette réforme.
L’efficacité réelle de cette exonération dépendra donc de deux facteurs majeurs :
- la capacité de l’administration à mettre en place des mécanismes de contrôle transparents,
- et la faculté des entreprises à convertir cet allègement fiscal en investissements productifs plutôt qu’en simple gain de marge.
Bien appliquée, cette mesure pourrait devenir un levier puissant pour soutenir la modernisation du secteur extractif et augmenter son poids dans la dynamique économique du pays.