Com d'Afrik

Nigeria : un mariage frappé par un enlèvement massif, 13 femmes emportées par des hommes armés

Un moment de célébration s’est transformé en cauchemar dans l’État de Sokoto, au Nigeria. Dans la nuit du 29 au 30 décembre, un groupe armé a pris d’assaut une cérémonie de mariage et procédé à l’enlèvement de 13 femmes — parmi lesquelles la mariée, plusieurs demoiselles d’honneur — ainsi qu’un nourrisson.

Un nouvel épisode dans une spirale de violence persistante

Cet acte s’ajoute à une série d’enlèvements collectifs qui secouent le nord-ouest du pays ces dernières semaines. Dix ans après le traumatisme du rapt des lycéennes de Chibok, les attaques de bandes armées demeurent une réalité récurrente, révélant une dégradation continue de la sécurité.

La multiplication de ces kidnappings met en évidence l’emprise grandissante de groupes criminels dans des zones échappant de plus en plus au contrôle des autorités.

Un climat d’insécurité nationale

En réaction à cette escalade, le président nigérian a proclamé mercredi un « état d’urgence sécuritaire national », signe de la gravité de la situation. Le gouvernement tente ainsi de reprendre l’initiative face à des réseaux armés dont les opérations s’étendent progressivement à plusieurs régions du pays.

Le regard de Com d’Afrik

L’enlèvement survenu à Sokoto illustre une fois de plus l’incapacité structurelle de l’État nigérian à endiguer l’activité des groupes armés dans le nord-ouest. La symbolique de l’attaque — frapper en plein mariage, un lieu censé être protégé, intime et festif — montre à quel point ces groupes n’hésitent plus à cibler les moments les plus vulnérables pour instaurer la peur.

D’un point de vue journalistique, cet événement met en lumière deux enjeux majeurs. D’une part, la crise sécuritaire se banalise au Nigeria, au point que des enlèvements massifs ne provoquent plus la même onde de choc qu’autrefois. D’autre part, l’instauration de l’état d’urgence traduit la difficulté du gouvernement à restaurer la confiance des populations, souvent livrées à elles-mêmes dans les zones rurales.

Pour Com d’Afrik, cette situation rappelle l’urgence d’un dialogue régional renforcé, ainsi que la nécessité d’investir dans des dispositifs de protection des communautés. Au-delà du fait divers tragique, c’est un véritable signal d’alerte sur la dérive sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

 

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