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Nigeria : le banditisme illustre l’incapacité de l’État à sécuriser sa population

Le nord-ouest du Nigeria continue de subir une vague de kidnappings massifs, reflétant la difficulté de l’État à assurer son monopole de la violence légitime. Selon Nnamdi Obasi, chercheur à l’International Crisis Group, des milliers de Nigérians sont victimes de bandes armées chaque année, affectant écoles, mosquées, églises, routes, fermes et villages.

Entre le 17 et le 21 novembre 2025, au moins 365 personnes ont été enlevées, rappelant que ce phénomène, bien que médiatisé lorsqu’il touche des enfants ou des établissements scolaires, est en réalité profondément enraciné dans la région. Dans certains cas, ces gangs ont progressivement pris le relais des structures étatiques, imposant leur loi dans des zones reculées proches du Niger et du Bénin.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

Le phénomène des kidnappings au Nigeria illustre plusieurs enjeux critiques :

1. L’État face à ses limites

L’incapacité des autorités locales à sécuriser la population montre un affaiblissement de l’État, qui perd progressivement son rôle central dans la protection des citoyens.

2. La normalisation de la violence

Ces crimes deviennent une réalité quotidienne pour de nombreuses communautés. Leur banalisation fragilise le tissu social et renforce le sentiment d’abandon dans les zones rurales.

3. Les conséquences économiques et éducatives

L’insécurité affecte directement l’économie locale, le travail agricole et l’accès à l’éducation, en particulier pour les jeunes filles, ce qui risque d’avoir un impact durable sur le développement régional.

En somme, ce contexte met en lumière la nécessité d’une réforme profonde de la sécurité publique et d’une coopération renforcée avec les communautés locales pour retrouver la confiance des populations et restaurer l’autorité de l’État.

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