Le 1er octobre, le Nigeria a célébré le 65ᵉ anniversaire de son indépendance. À cette occasion, le président Bola Ahmed Tinubu a réaffirmé son engagement en faveur des réformes économiques initiées depuis son accession au pouvoir.
Parmi les mesures phares : la suppression des subventions sur les carburants et l’unification des taux de change.
Le chef de l’État a mis en avant des indicateurs encourageants : une croissance du PIB de 4,23 % au deuxième trimestre 2025, soit le meilleur résultat des quatre dernières années, et une baisse de l’inflation à 20,12 %, contre plus de 30 % en 2024.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Si les chiffres présentés par le président Tinubu traduisent une embellie économique, ils doivent être analysés avec prudence. La suppression des subventions, bien que saluée par certains experts comme une mesure de rationalisation budgétaire, continue d’alourdir le coût de la vie pour des millions de Nigérians.
L’unification des taux de change, de son côté, vise à attirer davantage d’investissements étrangers et à réduire les distorsions du marché, mais ses effets positifs peinent encore à se faire sentir pour les populations les plus vulnérables.
À 65 ans d’indépendance, le Nigeria se trouve à la croisée des chemins : afficher des performances macroéconomiques solides est une chose, les traduire en amélioration concrète du quotidien des citoyens en est une autre.
La réussite ou l’échec des réformes de Tinubu se mesurera non seulement à travers les indicateurs financiers, mais surtout à l’aune de leur impact social et de leur capacité à réduire les inégalités persistantes.