Com d'Afrik

Me Nzigou à Rio : un « Pacte de Dépassement » pour le 2e arrondissement

Au carrefour Rio, dans le 2e arrondissement de Libreville, Maître Anges Kevin Nzigou, secrétaire exécutif du Front démocratique socialiste (FDS), a officialisé ce samedi 30 août 2025 sa candidature à la mairie centrale de la capitale.

Devant une foule venue des quartiers Plaine Orety, Boulevard Bessieux, Vallée Sainte-Marie, Atsibe Tsoss, Cocotiers, Nkembo et Sotega, l’avocat a dévoilé sa vision politique, fondée sur un « Pacte de Dépassement ». Celui-ci appelle à dépasser les clivages ethniques pour replacer les préoccupations citoyennes au cœur de l’action municipale.

En rendant hommage à Enrique Mamboundou Mamboundou, tête de liste FDS pour le 2e arrondissement, ainsi qu’à l’illustre Pierre Mamboundou, symbole de la contestation politique à Rio, Me Nzigou a inscrit son discours dans la continuité des luttes pour un Gabon plus juste.

Il a par ailleurs dénoncé la logique d’alternance ethnique entre maires Fang et Myènè, qu’il qualifie d’« illusion » n’ayant rien changé aux difficultés concrètes des habitants : routes dégradées, assainissement insuffisant, éclairage défaillant. Pour lui, « l’ethnie ne fait pas la compétence ».

Son Pacte de Dépassement repose sur cinq piliers :

  • Dépasser les clivages ethniques pour traiter les habitants comme citoyens.
  • Mettre en œuvre des projets concrets d’aménagement et d’assainissement.
  • Rassembler autour de priorités communes (eau, électricité, routes, emploi).
  • Évaluer les résultats avec possibilité de sanctionner les échecs.
  • Favoriser la participation inclusive par des comités de quartier renforcés.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

Au-delà du discours politique, l’initiative de Maître Nzigou met en lumière une question cruciale pour la gouvernance locale au Gabon : le dépassement de l’ethnicité comme moteur de l’action publique.

Si ce « Pacte de Dépassement » séduit par sa volonté d’unir autour d’objectifs concrets, sa mise en œuvre soulève plusieurs interrogations. Comment garantir l’indépendance des comités de quartier face aux pressions politiques ? Quelles ressources financières permettront d’assurer les projets promis ? Et surtout, les électeurs sont-ils prêts à rompre avec des logiques identitaires profondément ancrées pour privilégier la compétence et la performance ?

Ce débat, posé au cœur de Libreville, résonne comme un test grandeur nature pour l’évolution de la démocratie locale gabonaise.

 

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *