Trois ans après la visite controversée du chef du Front Polisario à Tunis, les relations entre le Maroc et la Tunisie restent dans un entre-deux diplomatique délicat. Ni rupture officielle, ni véritable normalisation : les interactions oscillent entre gestes de proximité et crispations latentes.
Malgré les déclarations publiques de fraternité et de coopération, le climat reste froid et méfiant. Cette situation, rarement abordée ouvertement, rend toute tentative de rapprochement durable complexe.
Dans les faits, Rabat maintient une position prudente, tandis que Tunis adopte une posture d’ouverture mesurée, reflétant une diplomatie hésitante mais consciente des enjeux régionaux.
Le regard de Com d’Afrik
D’un point de vue journalistique, cette relation révèle plusieurs dimensions stratégiques :
- Un équilibre fragile
L’axe Maroc–Tunisie illustre comment des différends historiques ou politiques peuvent hiberner les relations bilatérales, même en présence de déclarations publiques positives.
- La prudence diplomatique comme instrument
Les deux capitales semblent jouer une partie de perception : maintenir une image de proximité tout en préservant leurs marges de manœuvre.
- Implications régionales
Ce blocage discret a un impact sur les initiatives économiques, sécuritaires et migratoires en Afrique du Nord, limitant la capacité des deux pays à coordonner pleinement leurs politiques régionales.
Pour Com d’Afrik, le Maroc et la Tunisie naviguent dans un équilibre précaire, où la communication officielle masque des tensions persistantes, révélant la complexité des relations diplomatiques dans la région maghrébine.