Vingt-six ans après son intronisation, le roi Mohammed VI demeure une figure complexe du pouvoir marocain.
👉 Deux images récentes illustrent ce paradoxe :
- Le 7 juin, lors de la prière de l’Aïd el-Adha à Tétouan, son apparente fatigue et son immobilité suscitent des inquiétudes sur son état de santé.
- Quelques jours plus tard, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le montre, souriant et actif, pilotant un Jet-Ski au large de Cabo Negro, dissipant ainsi les rumeurs alarmistes.
Cette dualité de perception reflète à la fois l’incertitude autour de la succession et la continuité d’un règne marqué par des luttes d’influence au sein de l’élite marocaine.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce contraste visuel met en lumière une constante des monarchies : le corps du souverain devient une métaphore de l’État.
- La fragilité physique du roi nourrit les interrogations sur la stabilité politique et la gestion de sa succession.
- En revanche, l’image d’un monarque en pleine activité sportive rappelle qu’il demeure le garant de la continuité institutionnelle.
Au-delà de la santé du roi, c’est bien la question du rapport au pouvoir et à la communication qui se pose. Dans une ère où l’image circule plus vite que l’information officielle, chaque apparition royale devient un signal politique, scruté, interprété, parfois instrumentalisé.
Pour Com d’Afrik, l’enjeu majeur réside dans la capacité du Maroc à préparer l’avenir tout en consolidant la légitimité de son présent. La transition, qu’elle soit proche ou lointaine, se joue déjà dans le récit visuel et symbolique du royaume.