L’encours des valeurs du Trésor émises par les pays membres de la CEMAC a atteint 9 138,9 milliards de FCFA en août 2025, enregistrant ainsi une hausse de 52,3 milliards de FCFA par rapport à juillet (9 086,6 milliards de FCFA). Cette progression reflète un retour de confiance des investisseurs et souligne l’attractivité et la stabilité relative du marché financier régional.
Selon les données de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), relayées par Harvest Asset Management, le Gabon (+48,2 milliards de FCFA) et le Congo (+9,6 milliards de FCFA) ont été les principaux contributeurs à cette hausse. À l’inverse, la Guinée équatoriale a enregistré une contraction de 21,2 milliards de FCFA.
La composition de l’encours reste dominée par les Obligations du Trésor Assimilables (OTA), représentant 79,1 % du total (contre 79,3 % en juillet), tandis que les Bons du Trésor Assimilables (BTA) ont légèrement progressé à 20,9 %. On note également un léger renforcement des OTA à moyen terme (2 à 3 ans) passant de 31,6 % à 32 %, tandis que celles de 4 à 5 ans ont reculé à 27,1 % contre 27,7 % le mois précédent. Enfin, le taux d’endettement global sur le marché des titres publics Cemac s’établit à 12,1 % du PIB régional (estimé à 75 577 milliards de FCFA), un niveau inédit depuis 2011.
Cette tendance positive traduit la capacité croissante des États à mobiliser des ressources pour financer leurs projets de développement, tout en consolidant la crédibilité et la maturité du marché sous-régional.
📰 Le regard de Com d’Afrik :
Pour Com d’Afrik, la progression de l’encours des titres publics dans la CEMAC illustre une dynamique favorable pour les économies locales, où l’investissement national et régional devient un moteur de croissance.
L’augmentation des OTA et BTA montre que les investisseurs recherchent des instruments sûrs et structurés, reflétant à la fois la confiance dans la stabilité macroéconomique et l’attrait d’un rendement sécurisé.
Cette évolution démontre aussi que les États membres disposent désormais d’une marge de manœuvre plus importante pour financer des projets d’infrastructures, des programmes sociaux ou des initiatives de diversification économique, sans dépendre excessivement de financements externes.
En somme, le marché des titres publics Cemac confirme sa maturité croissante, offrant un signal encourageant pour les investisseurs et un levier concret pour le développement durable de la région.