À Bamako, la pénurie de carburant se fait sentir depuis près de deux mois, aggravée par le blocage des voies d’approvisionnement orchestré par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, allant jusqu’à incendier des camions-citernes.
Dans ce contexte, plusieurs dirigeants de l’opposition, souvent contraints à l’exil, pointent du doigt l’incapacité du régime militaire à protéger la population et à gérer la crise. L’ex-ministre de la Justice, Mamadou Ismaïla Konaté, dénonce dans un communiqué du 11 novembre une junte qui « confisque la nation » et « mène le pays au chaos ». De son côté, Mountaga Tall, ancien ministre, appelle à la responsabilité collective, avertissant que la résilience de la population pourrait céder à la résignation, puis à une révolte suivie de répression.
📰 Le regard de Com d’Afrik
La situation au Mali révèle un double défi pour la gouvernance :
1️⃣ Sécurité nationale : les attaques répétées des groupes armés soulignent les limites du contrôle territorial et la vulnérabilité des infrastructures critiques, comme le transport de carburant.
2️⃣ Crise politique et sociale : la perception d’un régime militaire autoritaire et inefficace alimente la méfiance et fragilise le tissu social. La tension entre résilience et résignation des citoyens est un indicateur clé de stabilité ou de potentiel soulèvement.
Pour Com d’Afrik, le Mali se trouve à un tournant : sans mesures sécuritaires et économiques concrètes, la crise pourrait s’aggraver et menacer davantage la cohésion nationale. La transparence et la responsabilité des autorités sont essentielles pour restaurer confiance et stabilité.