Le gouvernement de transition au Mali a radié onze officiers, dont deux généraux, soupçonnés d’avoir tenté de renverser la junte au pouvoir.
Ces mesures, annoncées le 7 octobre, font suite aux arrestations d’août dernier, où 55 cadres de l’armée avaient été interpellés dans le cadre d’une tentative présumée de coup d’État, selon une source du Conseil national de transition (CNT).
Cette décision s’inscrit dans une purge militaire plus large, révélatrice d’une méfiance croissante entre les dirigeants de la junte et certains officiers, alors que le Mali continue de faire face à des tensions sécuritaires et politiques, notamment dans le nord du pays.
🔍 Le regard de Com d’Afrik 👁️
Cette purge illustre la fragilité du climat militaire et politique au Mali.
Com d’Afrik note que dans un contexte de transition, les purges et radiations peuvent sécuriser le pouvoir à court terme, mais elles risquent de fragiliser davantage la cohésion des forces armées et de créer des fractures internes durables.
Pour le pays, la priorité reste de stabiliser la hiérarchie militaire tout en poursuivant les efforts pour assurer la sécurité nationale, sans compromettre la légitimité et la confiance au sein des forces armées.