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Mali : Les journalistes de l’ORTM enlevés réapparaissent dans une vidéo du Jnim

Au Mali, Daouda Koné, directeur de la station ORTM de Douentza, et Salif Sangaré, son cameraman, enlevés le 14 octobre dernier, sont apparus dans une vidéo publiée lundi soir par le Jnim, groupe affilié à Al-Qaïda. Les images montrent les deux professionnels des médias capturés alors qu’ils se rendaient entre Sévaré et Konna, dans le centre du pays.

Cette diffusion, survenue près d’un mois et demi après leur disparition, a profondément bouleversé leurs proches et suscité inquiétude et incompréhension au sein de la communauté journalistique.

Un point inquiétant : aucune réaction officielle n’a été enregistrée jusqu’à présent. Ni les autorités de transition maliennes, ni la direction nationale de l’ORTM, ni les organisations professionnelles de journalistes n’ont communiqué publiquement sur l’affaire, laissant un vide informationnel préoccupant.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette situation met en lumière plusieurs enjeux cruciaux pour la sécurité des journalistes et la liberté de la presse en zone de conflit. La réapparition des journalistes dans une vidéo de leur ravisseur, sans annonce officielle des autorités ou de leur employeur, révèle à la fois une fragilité institutionnelle et un manque de coordination dans la protection des professionnels des médias.

D’un point de vue journalistique, l’absence de communication renforce l’angoisse des familles et contribue à un sentiment d’impunité pour les groupes armés. La situation souligne également la vulnérabilité des journalistes travaillant dans des zones instables, où le risque d’enlèvement reste élevé.

Enfin, ce silence institutionnel questionne la capacité de l’État et des structures médiatiques à protéger leur personnel et à assurer une information transparente sur les incidents affectant la liberté de la presse. La communauté internationale et les associations de journalistes doivent rester mobilisées pour exiger des mesures concrètes et urgentes en faveur de la sécurité des journalistes maliens.

 

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