Une nouvelle coalition armée, le Front de libération de l’Azawad (FLA), a réaffirmé sa volonté de voir le nord du Mali accéder à l’indépendance.
Créé le 30 novembre 2024, le FLA résulte de la fusion d’ex-mouvements ayant signé l’accord d’Alger, regroupant des anciens membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad et de la Plateforme. Selon le porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane, le mouvement est désormais implanté de Kidal à Tombouctou, jusqu’aux frontières mauritanienne et algérienne.
Le dialogue avec la junte malienne est rompu : « Nous voulons l’indépendance de l’Azawad », insiste le FLA, qui revendique une lutte entamée il y a plus de 60 ans, avant même l’indépendance du Mali.
📌 Le regard de Com d’Afrik
Cette annonce met en lumière la fragilité persistante de l’État malien et les difficultés à stabiliser le nord du pays malgré plusieurs accords de paix successifs. La création du FLA révèle également que les frustrations historiques et ethniques restent profondes, et qu’elles continuent d’alimenter des mouvements séparatistes.
Pour Bamako et ses partenaires régionaux, la situation pose un dilemme majeur : poursuivre un dialogue inclusif ou se préparer à une confrontation prolongée. L’avenir de l’Azawad et la sécurité du Sahel dépendront de la capacité des autorités à combiner réformes politiques, sécurité et développement local, tout en limitant le risque de radicalisation et d’escalade militaire.