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Mali : le blocus djihadiste paralyse l’axe Bamako–Ségou

La tension monte sur la principale route reliant Bamako à Ségou, un axe vital long de 230 km pour l’économie malienne.
Depuis plusieurs semaines, les groupes djihadistes y imposent un véritable blocus économique, rendant les déplacements dangereux et les échanges commerciaux quasi impossibles.

Le 5 octobre, quatre civils ont été enlevés à 40 km de la capitale.
Si deux d’entre eux ont été relâchés quelques heures plus tard, les deux autres demeurent introuvables.
Malgré les opérations de l’armée malienne, qui affirme avoir neutralisé une quinzaine de combattants et saisi plusieurs motos, la menace persiste le long de cet axe stratégique.

Parmi les victimes récentes figure le président du Conseil régional de Ségou et son chauffeur, toujours portés disparus.
Ce climat d’insécurité accentue la peur et paralyse le trafic entre le nord et le sud du pays, aggravant la situation économique déjà fragile.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Cette crise sur la route Bamako–Ségou illustre l’ampleur du défi sécuritaire et humanitaire auquel le Mali fait face.
Derrière les chiffres et les bilans militaires se cachent des réalités humaines : commerçants ruinés, familles séparées, communautés isolées.
Le blocus ne vise pas seulement à entraver la circulation — il cherche à étouffer économiquement la capitale, à fragiliser l’État et à imposer une domination psychologique.

Si les forces armées multiplient les opérations, la guerre d’usure imposée par les groupes armés révèle la nécessité d’une stratégie globale : sécurité, gouvernance locale et résilience économique.
Le Mali se trouve aujourd’hui à un tournant décisif — entre résistance nationale et effondrement territorial.

 

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