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MAEVO : quand la forêt gabonaise devient moteur d’autonomie et d’économie durable

Le Gabon s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable avec l’ouverture prochaine du Comptoir National des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL), baptisé MAEVO.
Cette initiative, portée par l’Agence Gabonaise de Développement et de Valorisation des PFABO (AGADEV) et placée sous le haut patronage de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, s’impose comme un symbole fort d’innovation économique et sociale.

Bien plus qu’un simple espace commercial, MAEVO se positionne comme une plateforme d’exposition, de formation et de valorisation des richesses issues de la forêt gabonaise : plantes médicinales, fruits sauvages, huiles essentielles, épices et produits naturels.

Ce comptoir vise à structurer une filière longtemps marginalisée et à offrir de véritables opportunités économiques aux producteurs locaux, en particulier aux femmes rurales, détentrices d’un savoir ancestral précieux. Grâce à MAEVO, ces actrices pourront accéder à de nouveaux marchés, notamment à l’international, tout en contribuant à la gestion durable des ressources forestières.

En s’inscrivant dans la dynamique de diversification économique et de transition écologique, le projet MAEVO illustre une vision claire : celle d’un Gabon où biodiversité, équité sociale et innovation économique avancent main dans la main.

📰 Le regard de Com d’Afrik

L’inauguration du Comptoir MAEVO s’annonce comme un tournant majeur pour la politique économique et environnementale du Gabon.
Derrière cette initiative se joue bien plus qu’une valorisation des ressources forestières : c’est une redéfinition du rôle des femmes dans l’économie verte. En plaçant les productrices au centre du dispositif, le pays envoie un signal fort — celui d’une économie où l’inclusion et la durabilité deviennent les nouveaux moteurs de croissance.

Cependant, pour que cette ambition se concrétise pleinement, plusieurs défis demeurent : assurer une structuration efficace des circuits de distribution, garantir la traçabilité et la qualité des produits, et renforcer la formation entrepreneuriale des femmes impliquées.
Si ces conditions sont réunies, MAEVO pourrait bien devenir un modèle régional de valorisation éthique et durable des ressources naturelles africaines.

 

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