Le président malgache, Andry Rajoelina, a annoncé dimanche 12 octobre qu’une tentative de prise de pouvoir illégale et par la force était en cours dans le pays. Cette déclaration intervient après que certains soldats se sont ralliés aux manifestations anti-gouvernementales à Antananarivo, la capitale, accentuant la crise politique déjà intense.
Dans un communiqué officiel, le chef de l’État a précisé :
« La présidence de la République souhaite informer la nation et la communauté internationale qu’une tentative de prise du pouvoir illégale et par la force, contraire à la Constitution et aux principes démocratiques, est actuellement en cours sur le territoire national. »
La situation reflète une tension extrême entre les forces de sécurité et les citoyens, alors que les mobilisations populaires ne se limitent plus aux revendications sociales, mais s’étendent à un appel au changement du leadership national.
📰 Le regard de Com d’Afrik :
Pour Com d’Afrik, cette crise à Madagascar illustre la fragilité de certains systèmes politiques africains, où la contestation populaire et la désobéissance d’une partie des forces armées peuvent rapidement déstabiliser le pouvoir central.
Le ralliement de soldats aux manifestants montre que la loyauté institutionnelle peut être ébranlée lorsque la population perçoit un décalage entre les décisions politiques et ses besoins fondamentaux.
Cette situation met également en lumière l’importance d’un dialogue national ouvert, capable de rétablir la confiance entre gouvernants et gouvernés. À défaut, le pays s’expose à une escalade de violence et à une instabilité prolongée, avec des conséquences politiques, économiques et sociales majeures.
En observant de près l’évolution de Madagascar, Com d’Afrik rappelle que la démocratie ne se résume pas à l’élection d’un président : elle se construit chaque jour à travers la transparence, la responsabilité et la protection des institutions.