Quelques heures après que le Parlement malgache a voté la destitution du président Andry Rajoelina, désormais en fuite, les forces armées ont annoncé la prise du pouvoir.
Depuis Antananarivo, le colonel Michael Randrianirina, à la tête d’une unité d’élite, a déclaré que l’armée mettrait en place un conseil national de réforme pour « rétablir la démocratie » et « renforcer la confiance dans les institutions de l’État ».
Les militaires ont suspendu plusieurs institutions prévues par la Constitution de 2010, à l’exception de l’Assemblée nationale, et ont annoncé la formation rapide d’un gouvernement civil, avec l’organisation d’un référendum dans deux ans, sans préciser son contenu.
Cette intervention marque un tournant historique pour Madagascar, confronté à une crise politique majeure depuis le soulèvement populaire et la fuite de Rajoelina la semaine dernière.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
La situation à Madagascar illustre la fragilité des institutions démocratiques dans un contexte de tension populaire et politique. Com d’Afrik souligne que l’intervention militaire, même présentée comme une mesure de réforme, pose des questions cruciales sur la séparation des pouvoirs et la légitimité du gouvernement.
Le véritable défi sera de garantir un retour à un pouvoir civil stable et crédible, tout en évitant une nouvelle escalade de la crise. Les deux prochaines années seront déterminantes pour la réorganisation institutionnelle et la confiance des citoyens dans le processus démocratique.