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Libreville : Sylvie Kotha, Serge Akassaga, Léandre Nzue et Eugène M’Ba en lice pour la mairie

À l’approche des élections municipales au Gabon, la course pour le poste de maire de Libreville s’intensifie. Quatre personnalités issues des rangs de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) se sont déclarées candidates : Sylvie Kotha épouse Nzamba, Serge William Akassaga Okinda, Léandre Nzue et Eugène M’Ba, rapporte Focus Media Groupe, média proche du pouvoir.

Le scrutin s’annonce comme une bataille fratricide au sein du parti présidentiel, où plusieurs figures bien connues du paysage politique de la capitale ambitionnent de diriger l’hôtel de ville.

Sylvie Kotha, bien que novice dans la fonction municipale, bénéficie d’une expérience politique notable en tant que députée du 3ème arrondissement de Libreville. À ses côtés, Serge Akassaga, Léandre Nzue et Eugène M’Ba possèdent des parcours plus controversés, marqués par des mandats précédents et des incidents médiatisés.

⚖️ Parcours et controverses des candidats

  • Serge William Akassaga Okinda : ancien maire du 3e arrondissement et 1er adjoint de la Mairie centrale, son parcours a été marqué par des polémiques, notamment l’établissement d’un acte de naissance contesté pour Ali Bongo Ondimba et une vidéo dans laquelle il menace un agent de police.

  • Léandre Nzue : son mandat de maire central a été écourté pour malversations financières. Il est également connu pour ses déclarations controversées sur son engagement politique en faveur d’Ali Bongo Ondimba.

  • Eugène M’Ba : ancien maire du 2e arrondissement et 5ème adjoint de la mairie centrale, son retour politique a été marqué par des tensions internes et une courte gestion contestée.

Ces candidatures illustrent la diversité des expériences et les enjeux de crédibilité politique qui entourent cette élection.

📰 Le regard de Com d’Afrik

La bataille pour la mairie de Libreville dépasse les individus : elle révèle les dynamiques politiques internes au parti présidentiel et leur influence sur la capitale. La gestion de Libreville n’est pas seulement symbolique, elle conditionne également l’efficacité administrative et la perception de l’État auprès des citoyens.

Pour Com d’Afrik, plusieurs enseignements se dégagent :

  • L’expérience vs la nouveauté : Sylvie Kotha incarne le renouvellement, tandis que les autres candidats portent le poids de leur passé politique et médiatique.

  • Les controverses comme facteur d’influence : Les antécédents des candidats peuvent autant freiner qu’attirer certains électeurs, illustrant la nécessité pour le parti de concilier image et compétence.

  • Libreville comme laboratoire politique : Le résultat de cette élection pourrait envoyer un signal fort sur la manière dont le pouvoir central entend organiser ses relais locaux et préparer les prochaines échéances politiques.

En résumé, la prochaine élection municipale de Libreville sera autant un enjeu administratif que politique, reflétant les choix stratégiques de l’UDB pour consolider son influence dans la capitale.

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