Le Gabon se projette vers l’avenir avec une ambition audacieuse : la construction d’une « capitale alternative » à Andem, à une quarantaine de kilomètres de Libreville, ainsi qu’un nouvel aéroport international.
Ce vaste projet, confié à l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atepa, s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, de réinventer l’espace urbain gabonais. Reste à savoir si Libreville II prendra forme, à l’image de Diamniadio au Sénégal, ou s’il rejoindra la liste des projets avortés comme Kitoko en RDC.
À 78 ans, Atepa, véritable globe-trotteur de l’architecture africaine, continue de mettre son expertise au service de projets d’envergure, comme en témoigne son récent passage à N’Djamena, où il a été reçu par le Président Mahammat Idriss Déby Itno.
Le regard de Com d’Afrik
L’annonce de Libreville II soulève un enjeu majeur : transformer une vision en réalité. Si le projet est mené à terme, il pourrait devenir un symbole de modernisation et de repositionnement stratégique du Gabon dans la sous-région. L’enjeu dépasse la simple architecture : il s’agit de repenser la mobilité, la gestion urbaine et l’attractivité économique du pays.
Mais l’histoire récente du continent rappelle que ces grands projets urbains se heurtent souvent à des obstacles financiers, politiques et techniques. La réussite de Libreville II dépendra donc de la capacité de l’État gabonais à garantir un financement durable, une gouvernance rigoureuse et une implication réelle des acteurs locaux.
En définitive, ce projet est porteur d’espoir, mais il sera scruté avec attention par les Gabonais, qui attendent avant tout des résultats concrets.