Libreville : des chantiers du CTRI entre promesses et abandon
Com dAfrik / 2 minutes
6 novembre 2025
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Lancé avec éclat par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), plusieurs projets de voirie dans le Grand Libreville semblent aujourd’hui au point mort, au grand désarroi des habitants. Entre routes partiellement bétonnées et panneaux de chantier installés sans aucun mouvement d’engins, la réalité sur le terrain laisse perplexe.
Au quartier Nzeng-Ayong, une voie en travaux depuis plusieurs mois reste inachevée : les véhicules doivent naviguer entre béton et latérite, provoquant désagréments et risques de dégradations.
Même situation près de l’hôtel de la CAN, où la finition laisse à désirer, ou du côté de l’Arboretum de Sibang, où un panneau annonçant la construction d’une route reste seul sur le site, aucun chantier n’ayant commencé.
À Nyali, lieu-dit Deux Églises, les habitants continuent de vivre dans la boue à chaque saison des pluies, alors qu’un projet censé désenclaver leur quartier reste figé, laissant planer frustration et interrogations.
Si certaines voies secondaires ont été effectivement réalisées, de nombreux quartiers attendent encore la concrétisation des promesses faites, rappelant l’adage : « une promesse est une dette ». Selon une source du ministère des Travaux publics, tous ces chantiers relèvent de la Présidence de la République.
La situation met en lumière un écart récurrent entre communication politique et exécution effective des projets publics. Les chantiers non réalisés ou partiellement achevés fragilisent la confiance des citoyens et nuisent à l’image du CTRI, pourtant porteur d’une ambition de modernisation de la capitale.
Au-delà de l’aspect esthétique ou pratique, ces retards révèlent des défis organisationnels et logistiques, mais aussi un besoin urgent de planification rigoureuse et de suivi opérationnel. Pour que les projets urbains améliorent réellement le quotidien des habitants, il est essentiel que transparence, priorisation des quartiers et responsabilisation des acteurs soient au cœur de l’action publique.
La population, légitimement impatiente, attend que ces travaux deviennent enfin un véritable levier de développement local et non seulement un outil de communication politique.